Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 17:29

 

Bouyahmed. a

 

La bibliophilie est l’amour des livres, pour longtemps on a aimé les manuscrits et on les a collectionné, reste que avant l’invention de l’imprimerie, le livre a été la propriété absolue d’une caste dans la société à savoir les rois, les papes et les monastères, car les livres étaient fort couteux.                                                                                        
De l’ancien volumen au codex il ne reste que pu de manuscrits garder dans des musés d’une manière ultra secrete, au passage de moyen âge les « monastères  avait une pièce réservée aux copistes, le scriptorium» (Michel Vaucaire p 1). De couvents à l’autre on copier des textes, une activité surtout religieuse  qui est nait  au septième siècle dans les monastères anglais et irlandais et à partir de neuvième siècle par les copistes français, par l’introduction des ornements et les illuminations, puis suivi par les « livres d’heures», médiévaux qui s’intéressent aux chroniques historiques et les romans de chevalerie.
L’invention de l’imprimerie par  Gutenberg a eu comme effet la démocratisation d’accès à une large majorité des lecteurs aux livres qui a demeuré l’apanage d’une catégorie sociale noble. A partir de cette époque des incunables (1450-1500), la production de livre cherchait à se perfectionner  et créer des meilleurs manuscrits, une pratique qui a fait émerger les premiers collectionneurs aux beaux livres. Qui donnera par la suite la bibliophilie.
Mais la question qui reste posée c’est quoi la bibliophilie et en quoi diffère de la bibliomanie ou de la philatéliste ? quels sont les critères pour différencier un beau livre d’un autre ? quel est le critère de la bibliophilie et le marché de la bibliophilie d’antan et les nouvelles tendances bibliophiles ? tas de questions que je tenterai de répondre dans ce modeste travail de recherche.

Définition de la bibliophilie
Dans une rencontre littéraire organisée par radio Prague (Véclav Richter p1) disait, que « les livres sont comme les hommes. Ils peuvent être beaux, médiocres ou franchement laids et ils peuvent ainsi rendre aux écrivains de bons ou de mauvais services».  Une conception qui s’inscrit dans l’optique de Michel Vaucaire, qui a nommé trois principes qui détermine la valeur d’un livre, l’intérêt, la beauté et la rareté, des paramètres que je développerai dans les pages qui suivent.
Un lecteur ordinaire ne prête guère attention au contenant, néanmoins, il existe certains lecteurs qui se passionnent à l’esthétique d’un manuscrit. Ceux qui s’appellent les bibliophiles. Une appellation qui s’est propagée depuis la fin de XIXème siècle pour contrecarrer le déclin de livre causé par l’émergence de l’industrie de livre a grand tirage. Une situation qui a poussé les amateurs des beaux livres a rappelé les anciennes méthodes de production des livres. « La bibliophilie n'est pas seulement l'amour des livres, ce qui est une définition qu'on trouve souvent dans les dictionnaires, mais que c'est surtout une discipline artisanale et artistique». Et «pour être apprécié par des bibliophiles, un livre doit être imprimé, avec de beaux caractères et sur du bon papier, avec de belles illustrations et bien sûr le texte imprimé doit avoir une qualité littéraire incontestable ». M. Vaucaire (p6).                                 
Le bibliophile est un amoureux de livres qui est souvent fier de sa bibliothèque et de sa collection, mais un érudit qui possède de nombreux livres peut ne pas être bibliophile, un bibliophile n’a pas besoin d’une tonne de livre pour devenir un bibliophile, le député de Québec, Français Boulard mort 1825,  possède 700 000 volumes, mais il n’a jamais été bibliophile. La bibliophilie est un art de celui qui aime les livres et en particulier les ouvrages rares et précieux.

Panorama historique de la bibliophilie
 

Certes le livre au sens moderne trouve son origine à la renaissance avec l’invention de l’imprimerie par Gutenberg. Si le livre est le signe naturel de l'activité intellectuelle dans une société, le manuscrit  écrit orné d'illustrations originales trouve, bien avant Gutenberg, ses premières sources. Des illustrations qui se remarquent dans les manuscrits antiques, très souvent d'ailleurs rattachés au monde du sacré : ainsi le caractère rituel des papyrus égyptiens, des rouleaux judaïques et chinois, des enluminures byzantines, des chroniques et livres d'heures médiévaux, des incunables de la Renaissance. Plusieurs de ces formes du livre ancien joignent à une calligraphie nettement artistique, dans son écriture solennelle et officielle des lettres décorées, des titres, des illustrations de topographie, de constructions, de paysages, de personnages, en dessins, et plus tard en estampes et gravures.

Au IV siècle av J.C., pour conserver ce témoignage, Ptolémée 1er successeur d'Alexandre Le Grand, fonda la Grande Bibliothèque d'Alexandrie. Ses fils Ptolémée II Philadelphe et surtout Ptolémée III Evergète en firent le joyau rayonnant de la culture grecque au siècle suivant, Callimaque, cet érudit fut et pour longtemps le responsable de cette grande bibliothèque, où il inventa la méthode de classement par tableau, le catalogue, connue sous le nom Pinakès. Une bibliothèque qui a détenu les trois œuvres tragiques grecs, Sophocle, Euripide et Eschyle, des manuscrits si volumineux, pour Ptolémée III, qui payera un lourd tribut à Athènes, plutôt de s’en séparer. Ptolémée use tous les moyens pour enrichir sa bibliothèque,  Ptolémée exhorte tous les souverains de lui envoyer tout ouvrage écrit digne d’intérêt ; les œuvres sont empruntées contre gage le temps de les copier, il confisque tout manuscrit qui arrive par voie maritime au port d’Alexandrie, qui seront copiés par les copistes.
L’ère de volumen, tous les manuscrits produits jusqu’au IV siècle étaient produits sur volumen, malgré la percée de christianisme qui est considéré comme une religion de Codex. Il faut attendre le déclin des deux civilisations gréco-romaines et l’hégémonie de l’église, pour voir l’essor de codex.


Au moyen-âge, le livre, était réservé aux dignitaires de l’église et monastères, une période où l’histoire de la bibliophilie n’a pas encore commencé et surtout submergé par l’histoire de livre. A cette époque la  bibliophilie été un domaine réservé aux gens riches. Les manuscrits sont reliés d’ivoire, d’or, d’argent, de pierres précieuses, le goût du faste n’a pas de limite. Les livres d’heures de personnages célèbres en sont la parfaite illustration. Les  librairies des papes d’Avignon, des rois et princes de France et à partir du XIIe siècle, les bibliothèques monastiques, sont la parfaite démonstration.
La renaissance a connu l’essor et l’explosion de la transmission des connaissances, sous l’influence de Fust et Gutenberg, une invention qui va changer le cheminement de l’histoire, le livre est devenu, une activité de loisir, sous l’effet des éditeurs belges,( une situation qui a déclenché un grand débat sur le droit d’auteur en France) qui reproduisent sans compter les éditions originales, cependant la bibliophilie, cherchait des manuscrits des grands textes, publiés par les éditions originales, qui sont illustrées par de grands peintres et réalisées avec le plus grand soin, telle l’édition du théâtre de Racine avec bandeaux de Poussin.
La renaissance compte plusieurs éditeurs célèbres, qui ont produit des œuvres majeures, Fust et Gutenberg, de Mayence, ont produit « la célèbre Bible, non datée, mais antérieure a 1855, qui est devenue l’ancêtre de tous les livres imprimés». (Michel Albaric bibliothécaire CNRS, p 3). En France, le premier livre fut imprimé à Paris, en 1476, par Pasquier Bonhomme : Les chroniques de France, dites de Saint-Denis. Par contre le premier livre en langue française est publié par William Caxton de Bruges, un ami de Colard Mansion,  qui s’installe à Westminster, en Angleterre, c’est lui qui publia les plus recherchés des incunables anglais, et c’est lui qui publia le premier livre français et anglais, Recueil des histoires de Troyes, Recuyell of the Histories of Troy, de Raoul Lefèvre.  Même si en France on conteste le livre de Caxton, par le livre non daté paru a Lyon : Le livre nommé les Merveilles du monde. Il y a lieu de signaler que la reliure commerciale apparaît au XVIe siècle avec les célèbres bibliophiles français, Jean Grolier de Servières et Thomas Mahieu.


Le XIXe siècle est marqué par la révolution industrielle, et le déclin de l’esthétique livresque, le recours massif aux papiers à base de pate de bois, par les grands éditeurs industriels, qui faisait  appel aux techniques de composition mécanique, a fait émergé le livre au mauvais papier, une situation qui poussera les grands amateurs bibliophiles a crée des sociétés pour éditer leurs propres livres, ainsi la bibliophilie retrouve certain caractère d’antan.
 

 

Les bibliophiles célèbres
On peut faire débuter l'histoire de la bibliophilie à la fondation de la bibliothèque de Ninive par le roi Assurbanipal (668-626 av. J.-C.). Le philosophe Aristote (384-322 av. J.-C.) possédait une bibliothèque privée qui servit, dit-on, de modèle à la grande bibliothèque d'Alexandrie constituée par Ptolémée II, ce dernier peut être considéré comme le premier bibliophile de l’histoire, même si la collection des tous les livres du monde ne fait pas de toi un bibliophile. 
À Pergame, en Asie Mineure, il faut citer celle d'Eumène II. Au Moyen Âge d'importantes bibliothèques furent constituées celle d’Avignon, Rois et princes de France, les églises, les monastères et les cathédrales. Les universités commencèrent également à rassembler des livres. L'intérêt pour la collection de livres apparaît dans Philobiblon (1473), ouvrage autobiographique de Richard de Bury, évêque de Durham, publié à titre posthume. (Jean-Baptiste Baronian, p35).
Encouragé par l'esprit humaniste et le développement de l'imprimerie, les sociétés cultivées des XVe et XVIe siècles ont rassemblé des collections d'ouvrages manuscrits et imprimés. Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, la conservation des livres devint de plus en plus fréquente en Europe. En France, Richelieu, Mazarin et Colbert constituèrent d'importantes bibliothèques.


Dans les pays germaniques, on peut citer August, duc de Brunswick et l'Électeur Friedrich Wilhem de Brandebourg. En Grande-Bretagne, les activités des collectionneurs de livres aboutirent à la fondation du British Museum en 1753. Objets de convoitise, les bibliothèques firent également partie des tributs de guerre. Au XVIIe siècle, Gustave Adolphe, roi guerrier suédois, expédia dans son pays des bibliothèques complètes provenant des pays qu'il avait conquis. Charles X de Suède et la reine Christina firent de même pour constituer la bibliothèque royale de Stockholm en Suède.
Parmi les collectionneurs américains célèbres, on peut citer John Pierpont Morgan, Henry Edwards Huntington et James Lenox, dont la collection fait aujourd'hui partie de la New York Public Library. Au XIXe siècle, Londres était le centre du marché international des livres rares. Parmi les ouvrages rares, on peut citer la Bible de Gutenberg (imprimée à Mayence, en Allemagne entre 1450 et 1456) et la première édition des pièces de Shakespeare (1623).
 

 

Critères et matériels de la bibliophilie
L'attrait bibliophilique d'un ouvrage repose sur un certain nombre de critères. Certains livres peuvent avoir de la valeur parce qu'ils ont été imprimés en nombre limité ou parce qu'ils ont été composés à la main, fabriqués avec un papier de grande qualité, ou en raison de procédés de reproduction ou de reliure exceptionnels. Les livres les plus convoités sont les premières éditions (dont le nombre d'exemplaires imprimés est généralement peu élevé) des œuvres d'un écrivain connu.
Les incunables et les livres du milieu du XVe siècle ont été publiés en nombre relativement restreint. Les exemplaires qui nous sont parvenus n'en sont que plus précieux. Avant de parler sur les critères de la bibliophilie, il est indispensable de parler sur les outils de la bibliophilie, fort intéressant pour le bibliophile de consulter est de faire recours a la bibliographie, il existe des ouvrages de référence bibliographique sur les livres bibliophiles, c'est-à-dire des livres catalogués dans la catégorie de livre rare.


S’il est facile pour un collectionneur de reconnaitre les pièces qui lui manquent, il n’est pas de même pour un bibliophile, qui doit connaitre les ouvrages de références bibliographiques sur la bibliophilie. Toutefois, avant de choisir les livres rares, il faudra aussi connaitre les bons ouvrages bibliographiques sur la bibliophilie, une situation qui nécessite le recours au professionnel de livre et l’histoire des éditions originales. Le terme édition originale, est apparu en France au début de XVIIIe  siècle, en réaction aux différents vols subi par les imprimeurs français par les hollandais et les belges, une situation qui a poussé les imprimeurs français a cherché des moyens de protection, pour différencier les premières éditions des contrefaçons, « la convention adopta un décret le 19 et 24 juillet 1793. Présenté par Lakanal et qui stipulait que ; que tout contrefacteur sera tenu de payer au véritable propriétaire une somme équivalente du prix de 3000 exemplaires de l’édition originale…». M. Vaucaire. (p25).
Revenant aux outils de la bibliophilie, celui qui veut être un bibliophile doit d’abord, munir d’une grande documentation bibliographique, il y a des détails forts à connaitre, même les bibliographies ne suffisent pas, Les liaisons dangereuse, est publié plus de vingt fois en 1872, un seul a de la valeur. Les livres rares qui tiennent leur valeur de défauts d'impression ou de reliure (couverture défectueuse, page de titre manquante ou en trop, erreur typographique importante, etc.) constituent une catégorie spéciale, Candide de Voltaire, entre deux éditions presque semblables, l’un veut dix fois plus que l’autre, a cause d’une erreur typographique.
On peut citer parmi les bibliographies utiles le : Catalogue de la bibliothèque Rochebiliere, de Claudin, Bibliographie des principales éditions or d’écrivains français du XVe au XVIIIe, par Jules Le petit. Pour le XIX siècle, l’œuvre de Vicaire, Manuel de l’amateur de livres du XIX et Bibliographie de la littérature française de 1800 à 1930, pour le XX siècle de Thième.


Après avoir étaler l’outil de la bibliophilie et une brève évocation des éditions originales, on arrive aux critères proprement parlé de la bibliophilie, Michel Vaucaire dans son livre Bibliophilie, mentionne trois critères qui rentrent dans le jugement de la valeur d’un livre, l’intérêt, la beauté et la rareté. Mais ils ne sont pas les seuls. A côté de ces critères il y beaucoup d’autres paramètres qui rentrent de l’évaluation a une œuvre rare, le plus évident de tous, est celui de l’édition qui doit être originale. Le roman de Pierre Choderlos de Laclos Les liaisons dangereuses, que j’ai déjà évoqué, un roman où on constate de très importantes variations  de prix entre une première et une deuxième édition, souvent presque contemporaines : un mois seulement sépare les deux premières éditions, toutes deux datées de 1782. Si la seconde est vendue 725 euros, l’édition originale atteint facilement un prix dix fois plus supérieur.
La reliure, un critère si important pour le bibliophile, les plus belles sont en maroquin, tout en méprisant celle fait de veau ou de basane, certains bibliophiles riches, n’hésitent pas à remplacer les reliures originales  par le maroquin, toutefois cette pratique de remplacement a été remise en cause, quant le traitement fut appliqué a des livres n’en avaient pas besoin, un effet de mode remis en cause, pour donner une signification a l’édition originale et définitive.
Il y a des nombreuses illustrées qui sont recherchées par les bibliophiles, si en au XVIII siècles, les illustrés romantiques sont ridiculisés a cause de cartonnage mosaïques, quinze ans après, ces mêmes ouvrages avec la reliure originale sont trop recherchés. Vaucaire disait sur cette mode qui change chaque dix ans, « pour les auteurs relativement modernes, la mode change aussi tous les cinq ou dix ans. Certains grands maitres retombent dans l’ombre, d’autres en sortent, puis le temps fait son travail. De très bons livres ont été parfois soldés : c’est ainsi que, peu avant la dernière guerre, on trouvait pour une somme dérisoire chez un libraire du quartier latin l’édition originale des Chants de Maldoror de Lautréamont. Ce Lautréamont vaut maintenant plus de 2000 F…», Vaucaire (p29).


Il y a un autre critère de la bibliophilie qui est développé par Anne Lamort, une libraire parisienne, en occurrence la provenance, elle disait : « la provenance est un aspect extrêmement important du livre, qui peut parfois primer sur le texte même. Toutefois, le livre idéal est ce que l’on nomme en anglais une «association copy», soit un texte intimement lié à son possesseur, comme par exemple un livre sur la condition féminine marqué aux armes de Mme de Pompadour», citée par Buvat Valentine Le Journal des Arts - n° 149, p 5.  Un critère qui rejoint celui de Michel Vaucaire à savoir l’intérêt, « il est plus intéressant de posséder la première édition d’un ouvrage, donnant son premier texte et dans la présentation d’origine. Plus intéressant aussi de trouver un exemplaire ayant appartenu a un personnage important possible a lui dédicacé» (p 30), les échanges et envois d’ouvrages entre des personnages, augmente la valeur d’un livre, Madame Bovary de Flaubert dédié a Elisa Chésinger, est un roman qui peut déclencher une bataille à l’enchère entre les bibliophiles. Comme les livres avec autographe, qui peuvent être vendu dix fois plus chère ou les ex-libris, qui est une gravure d’un collectionneur ayant possédé le livre. Trouver un livre de Mercier et Villboeuf, deux grands bibliophiles, augmentera forcément le prix de livre, pour reprendre les termes de M. Vaucaire, (p4) « on ne peut rester indifférent à une très belle typographie, à une illustration recherchée, à une reliure attrayante dont l’effet décoratif enrichit sans conteste les rayons d’une bibliothèque».
Néanmoins, le critère de rareté évoqué souvent par  M. Vaucaire est si important pour un tas de livres, mais il n’est pas toujours  un paramètre de valeur pour la bibliophilie, il existe des livres introuvables qui se vendent a des prix bas. 

Enfin, certains livres prennent de la valeur rare, parce qu'ils ont appartenu à des personnes célèbres ou tirés qu’a vingt exemplaires, parfois en raison des inscriptions ou des annotations qu'elles y ont apportées et ceux qui sont victimes d’inondation ou d’incendie. Les ouvrages non imprimés figurent également parmi les articles précieux aux yeux des bibliophiles.

La différence entre collectionneur et bibliophile
Les bibliophiles aiment les livres pour ce qu’ils leur apprennent, les bibliomanes ne sont que des collectionneurs de livre, ces derniers sont scindés en deux, ceux qui aiment cachés leurs livre «les adeptes du placard»  et ceux qui aiment montrer ceux qui aiment cacher. Au départ le bibliophile est collectionneur aussi, au même titre que tous ceux qui s'adonnent à une philie de collection et de réunion. Reste que la différence est immense, le collectionneur travaille pour amasser des parties éparses, c'est-à-dire il va lutter contre une dispersion naturelle ou artificielle, pour rassemblé ce qui est éparpillé.
Pour distinguer cette différence, observant l’exemple suivant tiré d’un entretien anonyme d’un bibliophile, il disait ; «  parce que le livre n'est pas qu'objet inerte comme le timbre ou la pièce de monnaie, il est aussi matière intellectuelle. Le livre fait sens. Une accumulation thématique de 300 timbres restera une collection de timbres, une réunion de 300 livres va créer un tout dont le résultat sera supérieur à la somme des parties. Ce tout, c'est la bibliothèque».
Les différentes collections de livres réunis par un collectionneur restent un ensemble de livres, ceux de bibliophile forment une bibliothèque, « ce qui veut dire que le collectionneur exerce une activité d’accumulation d’ouvrages, un exercice qui se focalise sur l’objet, par opposition au bibliophile qui pratique une forte codification». Source de la citation entretien anonyme.

Marché de la bibliophilie et les nouvelles tendances
Le marché de la bibliophilie est  un secteur discret, qui est occulté par le marché de la peinture et de la sculpture, il est en constante mutation, il connait une effervescence sans relâche. Le livre fait objet d’une grande convoitise, il est régi par la loi de marché, avec des grands spécialistes de livre, les bookman en anglais.
Si les années 70 ont vu émergé une consommation considérable au roman policier, d’espionnage et de science fiction, à bas prix, qui ont été considéré comme une sous-littérature, ce manque de considération a contribué à faire disparaitre des livres majeurs. Une posture pessimiste de cette époque, mais les bibliophiles ont tenté de réparer ces injustices,  « puisqu’il n y pas de beaux livres anciens, pourquoi ne pas collectionner des modernes…», M. Vaucaire (p 14), ce fut un début pour la valorisation du roman noir, ainsi les livres d’Edger Alain Poe ou de Nick Carter valent  un incunable.
Dans ce marché aussi instable que le marché de l’or noir, les livres obéissent a l’effet de la mode, chaque dix ans des nouvelles tendances émergent, l’influence de la mode est sensible concernant les ouvrages illustrés par exemple, si en 1900, les illustrés romantiques  étaient peu demandés a cause de leurs cartonnages, en 1925 ils sont devenus des livres rares. Ainsi durant les années 60 la vogue est aux livres de peintres et dessinateurs comme Bofa et Falké.
Il est facile de constater que pour les livres des écrivains dits modernes, la tendance se renverse chaque dix ans, certains rechutent et autres resurgissent, et c’est ici que consiste  le travail d’anticipation de bibliophile , « savoir aimer aujourd’hui ce que les autres n’aiment pas». Contrairement aux livres modernes, les anciens restent insensibles aux effets de mode, ainsi les livres des grands classiques français, Molière, Pascal ou Montesquieu, comme tous les grands noms du Lagarde, Baudelaire, Proust, Genet, sont très prisés.

Dans le domaine de la bibliophile, il existe d’autres champs, un peu occultés par les livres littéraires, pour longtemps les bibliophiles se sont focalisés sur les grands prosateurs, oubliant les autres domaines, c’est les Anglais et les Américains qui sont les premiers  et les grands collectionneurs de livres sur la science, ils détiennent les livres les plus rares de la science française. Des ouvrages qui passionnent des scientifiques avides de découvrir les premières inventions scientifiques, et les personnages scientifiques qui ont changés le monde.
Pour les bibliophiles qui s’intéressent a l’électricité, il est vital de posséder l’ouvrage d’Ampère, Théorie des phénomènes électrodynamiques, paru en 1826, à paris, pour l’astronomie, le livre de Copernic De revolutionibus Orbium Coelestium, édité a Nuremberg en 1543, ils sont des livres de grand prix.
Les livres sur les sciences fascinent certains bibliophiles, ne seulement pour leurs contenu, mais aussi pour les différentes illustrations, Rodolphe Chamonal disait « les gens sont séduits par l’aspect spectaculaire de ces livres, qui sont en général abondamment illustrés», les livres d’Ambroise Paré ce chirurgien parisien sont une illustration parfaite, ils sont des monographies si rares, dont Méthode de traicter les playes faictes par Hacquebutes et aultres bastons a feu, qui est un livre si illustré de nombreuses figures.
L’ère moderne a émergé beaucoup de bibliophiles spécialisés, ainsi la botanique, la gastronomie et l’ornithologie semblent devenir des activités captivantes. Depuis une quarantaine d’année la bibliophile gastronomique est mises en avant, les livres de Grimod sont propulsés en avant et rencontrent beaucoup d’amateur.
Depuis une vingtaine d’années, les livres de voyages sont aussi plébiscités par les bibliophiles du monde entier. Toutefois ils existent
deux sortes de livres, ceux qui ont été rédigés par le marin et ceux qui sont produits par des simples voyageurs, le Voyage en Italie de Giono.  Pour les bibliophiles les premiers ont plus d’intérêt, le Voyage à Jérusalem de Breydenbach ou les ouvrages qui traitent de la découverte du monde, et donc des voyages maritimes, suscitent une forte demande, la lettre de Christophe Colomb a Raphél Sanchez en latin, constitue un trésor.
Sur le Canada, le livre de Jacques Cartier Bref récit et succincte narration faicte es isles de Canada en 1545, et  L’histoire de la nouvelle France de Charlevoix en 1744, constituent des livres rares.

On assiste depuis le début de siècle a une forme de course aux livres de peintres, comme Picasso, Dali, Ernst, soucieux d’aider leurs amis écrivains, dans une industrie si malade ou par l’entremise des spécialistes en édition, tel Vollard, un éditeur qui fait appel aux peintres, pour réaliser des meilleures productions. Des ouvrages raffinés, si remarquables prisés par les bibliophiles. 


La globalisation des demandes aux livres via la toile, a fait grimper la cote des ces livres aux petits tirages, au point qu’ils sont introuvable, et de plus en plus chers, une situation qui  s’applique a tous les livres bibliophiles, c’est un phénomène globale qui touche tous les domaines de la biblio. Un phénomène accentué par la course infernale de différents musées, bibliothèques, les universités américaines et des bibliophiles anonymes, qui dépensent sans penser, réduisant ainsi l’offre sur le marché bibliophile. Anne Lamort en repense a Buvat Valentine, elle disait  « Il y a vingt ans, il était courant qu’un libraire possède un exemplaire de la Grande Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, sans certitude aucune de la vendre avant plusieurs années. Aujourd’hui, j’ai une vingtaine de demandes en attente pour cet ouvrage qui est devenu extrêmement difficile à trouver».
Depuis le début de XX sièclee, les tendances se métamorphosent chaque cinq ans, les bibliophiles cherchent les livres sur des séries noirs, Jean Baptiste de Proyart (expert de livres, chez Sotheby’s) cité par Jérôme  Chasnier, qui disait : « on peut rechercher des livres de poche comme les premières Série Noire de chez Gallimard. Les éditions originales de James Bond s’arrachent aux États-Unis. Un exemplaire de l'Ulysse de James Joyce, imprimé à Paris, avec ses innombrables coquilles, peut valoir 60 000 dollars (40 000 euros).» Article paru dans la Tribune (journal français).
Pour les tendances actuelles, elles se penchent vers, la bande dessinée de Tintin en noir et blanc et bécassine d’avant 1930, le livre Jules Verne dans son édition originale, Hetzel, Voyages extraordinaires et les livres de poche surtout ceux illustrés par le grand graphiste français Pierre faucheux. Ces nouvelles tendances, elles sont appelées dans le jargon bibliophilique et le milieu, par la «petite bibliophilie».

Conclusion
La bibliophilie, ce n'est pas seulement l'amour du beau livre, ni une passion qui peut devenir dévorante, c'est aussi une sorte de baromètre, pour apprécier la place exacte qu'occupe un écrivain, célèbre ou méconnu, dans l'histoire des lettres.
Balzac disait à propos des bibliophiles se sont  ceux qui « possédait les trois éléments de succès : les jambes de cerfs, le temps des flâneurs et la patience de l’israélite».  H de Balzac. 1873, p29.

 

Enfin, le bibliophile est l’ermite qui aime brocanter, qui vit le livre comme une passion, Albert Cazes dans Les ouvres choisies de Nodier, tiré de sa nouvelle, Le bibliomane, p271, il disait« Théodore ne parlait plus, ne riait plus, ne jouait plus […]. Les femmes qu’il avait aimées dans sa jeunesse n’atteignait plus ses regards, ou tout au plus il ne regardait qu’au pied : et quand une chaussure élégante de quelque brillante couleur avait frappait son attention : Hélas! Disait-il en tirant un gémissement profond de sa poitrine. Voila de Maroquin perdu.».

Références bibliographiques
 
Albaric. Michel. 1997. Une histoire de l'accès à l'information : inspiration, constitution, transmission et récit du corpus biblique dans la tradition chrétienne Solaris", nº 4, Juin 1997.

Balzac Honoré, 1973.  Le cousin Pons, Paris édition Gallimard.

Buvat Valentine. 2002. La bibliophilie, un marché discret mais actif Le Journal des Arts - n° 149 - 17 mai 2002. Site téléaccessible au <http://www.artclair.com/jda/archives/docs_
article /47177/la-bibliophilie-un-marche-discret-mais-actif.php>

Chasnier Jérôme. 2008.  Le livre, valeur refuge méconnue. France Journal la tribune. Article de 9 mai 2008.

Cazes Albert, 1981, Les œuvres choisies de Nodier, Paris, Delagrave.
Vaucaire Michel. 1970. La bibliophilie. Paris presses universitaires de France « Que sais-je?»

Par Bouyahmed - Publié dans : Le roman kabyle d'expression française - Communauté : la littérature kabyle
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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 06:47

 

 

Bouyahmed. a    

 

Les moulins, l'argent en Suisse, des appartements au 16eme arrondissement de Paris, des passeports américains et français. Ils veulent enseigner l'histoire de l'Algérie dans les grandes universités!

Mais quelle histoire?

Histoire de la révolution, j'ai pensé l'histoire de l’après 57, non, celle de Ben Ali, mais il n’est pas algérien, laisse moi finir, Ben Ali Cherif, il y a aussi les Ben Ali en Algérie, ah oui, Ben Lounis, les anciens de l'armée française, attention !
 

Ceux qui sont aux pouvoirs aujourd’hui.
 

 

Il est préférable d'enseigner l’histoire de Abderrahmane Fares, Amalou, c'est qui ? C’est le père de Yahia pas de chance, arrête répond moi, sérieusement, il a quitté l'Algérie en traversant la méditerranée, jusqu’à Avignon, tu parle de qui de fils.
 

 

Ouyahia répond : je n'ai jamais entendu parler.
 

 

Soliloques, de Constantine à Bogaa, dans les rives de Oued Bousselam, avec son ami d'Alger républicain, la montagne et la plaine, ah oui, c'est Mohamed d'Alger, non, d'Ath ourthilen. C’est quoi cette écriture, c’est Apollinaire
Arrête Apollo, c’est une fusée.
 

 

Les mémoires de l'absent, rappelle les années de brises de Hamina, le film au César, non, Oscar, l’âge

d’ or de cinéma, c’est un roman policier de Moulshoul, Attentat, adopté au cinéma par Hollywood, un manuscrit sur la mort, non, donc quoi, le champs des oliviers,  la montagne au chacal,non plus.

il évoque Amalou et Ighil Ali, Fares, jean et Malek. Ah bon je ne savais pas! C'est un nom étranger, qui Jean?      

 

Il y a aussi, Augustin Ibazizen, Le pont de bereq’mouch, ou le bond de mille ans, c'est quoi cette kalouta...  

 

Ils ont en commun le Grain, dans la moule et Magique.
Ouyahia le grain dans la moule c'est un conte en kabyle, que je n'ai jamais compris.
Oui c'est vrai tu ne peux pas comprendre t'a grandi à Alger, non, donc t'à oublier, non, donc tu ne veux pas savoir. Non je sais mais  je ne veux pas dire.   

J’ajoute les émeutes de Diar El Mahcoul, non les cheveux de Diar El Mahcoul de Belantour. Il y a trop d'information a la fois, je ne peux pas continuer à ce rythme, mais pourquoi, ma cervelle  s'intéresse aux lobbyistes, qu’aux lettres.                                                                                     

 

 

Enfin on n'est pas comme les autres


 

Par Bouyahmed - Publié dans : Le roman kabyle d'expression française - Communauté : la littérature kabyle
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Dimanche 21 novembre 2010 7 21 /11 /Nov /2010 08:24

Bouyahmed. a

 

Le seul système d’écriture connu chez les Berbères depuis l'antiquité est le libyco-berbère une graphie qui date du VI siècle avant Jésus Christ. Un système d’écriture qui était en usage dans toute l’Afrique du Nord ancienne, le « Tifinagh ». De nos jours, seuls les Touaregs l'utilisent, à aucune période de l'Histoire cette langue n’a donné une production littéraire ni servi le travail quotidien de la population, elle est réduite à une utilisation restreinte, funéraire et religieuse. Les Berbères ont eu toujours recours aux langues de leurs oppresseurs. 

L’Afrique du Nord a vécu une occupation permanente, une colonisation à la longue de son existence, des occupations successives qui ont modifié son visage, des influences littéraires sont visible et qui restent au-delà de la présence coloniale. La pénétration romaine en Afrique du Nord a enfanté des écrivains d’origine berbère, comme le colonialisme français qui a fait émerger une élite kabyle, autrement dit des écrivains kabyles d’expression française.

Pourquoi nous devrons œuvrer pour une littérature (roman) kabyle d’expression française a côté d’une littérature algérienne et maghrébine d’expression française?

 

J’ai déjà écrit ces raisons de mon article intitulé «lectorat recherché», mais pour une bonne hiérarchisation de la lecture, je préfère les mentionner ici aussi. Parler de roman kabyle d’expression française pour marquer un certain particularisme vis-à-vis du roman maghrébin, car il y a une certaine spécificité kabyle (même si beaucoup ne croient pas), d’abord, dans le roman kabyle d’expression française affleure la langue maternelle, un roman qui se réfère à la littérature orale et à la culture kabyle qui cherche un moyen d’expression dans une autre langue, dans le cas suivant c’est le français et pas dans une autre langue pour des raisons historiques. Ensuite, il y a l’enracinement local, un ancrage dans la Kabylie et enfin des thématiques spécifiques à la Kabylie disait Merolla, D. (1995 p12) (1), et enfin le roman kabyle véhicule des thèmes spécifiques à la région de Kabylie.

Nabil Fares, Salem Chaker et Jacqueline Arnaud ont raison de parler de la littérature kabyle au-delà des œuvres écrit en langue kabyle, « c'est-à-dire au-delà de l’ensemble constitué sur la base d’un critère (mono) linguistique ». Ce n’est pas un travail idéologique mais un travail purement littéraire car s’il existait des écrivains kabyles d’expression autre que le français, il est aussi naturel d’écrire sur eux sans hésitation, mais hélas, rares sont les écrivains kabyles qui ont fait recours à d’autres langues dans le roman.

Pour cerner l’origine de la littérature kabyle d’expression française, il est important de faire un tour dans le profond de la colonisation romaine, vandale, arabe et française qui a marqué l’Afrique du Nord berbère. Des envahisseurs qui ont laissé beaucoup d’influences, mais un particularisme local a toujours été présent.

Pour comprendre l’impact français il est important de connaitre l’impact de Rome, Rome d’Auguste qui a implanté la latine langue dans laquelle Saint Augustin, l’évêque d’Hippone, écrivait et qui a donné lieu à beaucoup d’écrivains indigènes romanisés qui écrivent « mieux que les Romains ».

Il y a aussi ceux qui écrivent en grec, langue de l’élite d’autrefois, tel le roi berbère de Cherchell Juba II, le roi dont Plutarque disait que «parmi les rois, nul ne l’avait surpassé comme historien ».

S’il y a lieu de citer des noms célèbres de cette Afrique du Nord on commence avec Fronton qui est né à Cirta vers 100, mort en 170, comme Saint Augustin qui est né le 13 novembre 354 à Thagaste (Souk-Ahras), mort le 28 août 430 à Hippone, il a écrit Confessions (396-397), La trinité (400-416), La cité de Dieu (411-426). Apulée de Madaure nait  près de Tébessa à l’est algérien, il a écrit Les métamorphoses ou l’âne d’or, il a beaucoup influencé Quintus Septimus Tertullien un autre Africain le plus fécond avec plus de quarante écrits théologiques, mort vers l’an 230.

L’époque vandale a été stérile en écriture, il y a lieu de citer Licentius et Martianus par un devoir de mémoire.

La colonisation Arabe à la terre d’Afrique a enfanté quelques érudits tels Ibn Khaldoun, Ibn Toumerth et Salah ben Tarif au VIIIème siècle et Hamim de Ghomara au Xème siècle.

Ibn Khaldoun auteur de Moqqadema nait à Tunis en 1332, cet Algérien de vocation a démontré les deux grandes périodes de l’invasion arabe de VIIème et de XIème siècle en terre d’Afrique.

Il existe à cette époque des écrits en langue arabe transcrit par des Berbères, des productions religieuses en général écrites en berbère, on peut trouver des traces en milieu Ibadites et Almohades, tel le Coran de Salah ben Tarif, Hamim des Ghomara au Maroc et la tentative d’Ibn Toumerth de traduire le Coran en langue berbère, mais ces tentatives ne se sont nulles part stabilisées  pour donner naissance à une véritable tradition écrite en arabe par les Berbères.

Ce qui est frappant est que depuis le VIIème siècle date d’arrivée des arabes sur cette terre d’Afrique jusqu’à aujourd’hui elle n’a donné à aucun moment des grandes œuvres de kabyles (même si l’appellation Kabyle est récente), à part quelque tentatives de traduction de Coran qui sont limitées.

La colonisation française qui date de 1830 a donné naissance au nom Kabyle, une expression récente car cette petite composante existait depuis l’Antiquité, mais avec une autre appellation connue : Berbère, qui est une grande composante qui englobe en Algérie : les Kabyles, les Chaouis, les Chnouis, les Mzabs et les Touaregs.

Le mot Kabylie vient du mot arabe « Kabila » qui signifié « tribu », les Français par transformation sont arrivés au mot kabyle, les Kabyles qui ont comme moyen de communication le kabyle qui est un dialecte de la langue berbère d’Afrique du Nord au départ, langue de nos montagnes aujourd’hui où on ne connaît pas d'autre mode d'expression quotidienne que le kabyle, un dialecte du berbère découvert dans la seconde moitié du XIXème siècle par les Européens.

Ce sont les Européens qui lui accordèrent quelque intérêt : des militaires intéressés, des voyageurs, des missionnaires et des linguistes. Ils s’intéressent à la littérature kabyle qui est représentée par deux genres majeurs : la poésie et le conte. La poésie semble prendre une avance sur le conte, car c’est la loi de la littérature, elle commence toujours avec la poésie, situation valable dans toutes les littératures du monde. A l’intérieur de ce genre dominant qu’était la poésie on pouvait distinguer deux genres selon Dahbia Abrous, (2004) (3) :

– La poésie religieuse comprenait un répertoire très ancien des poèmes évoquant des personnages bibliques (Abraham, Moïse…) et de l’Islam (le prophète Mohamed et surtout Ali).

– La poésie profane présentait une thématique très diversifiée : référence au code de l’honneur, aux valeurs guerrières, poésie satirique, gnomique et la poésie lyrique.

 

La première transcription de poèmes kabyles en caractère latine remonte à 1829, grâce à l'américain William Brown Hodgson des travaux qui font partie de sa Collection of Berber songs and tales, dont le manuscrit original se trouve à la bibliothèque de la Société Asiatique de Paris, avant l’arrivée des Français.

Adolphe Hanoteau en 1867 ouvre la porte à la transcription de la littérature orale kabyle, il a réalisé un premier recueil de poème Poésies populaires de la Kabylie du Djurdjura, suivi du Père Rivière en 1882, qui traduit les trois Contes populaires de la Kabylie du Djurdjura, poèmes que Leblanc de Prébois publiés en 1897, et Luciani Dominique qui  faisait paraître un recueil de poèmes historiques d'Ismaïl Azzikkou (4).  Reste que le mérite revient à Auguste Mouliéras qui a réalisé entre 1893 et 1897 un travail colossal qui consiste à regrouper des textes, sous le titre : Légendes et contes merveilleux de la Grande Kabylie, dont Camille Lacoste a donné une traduction intégrale en 1965. Sous la direction de Père Dallet à partir de 1945 beaucoup de contes kabyles sont publiées  sur le fichier de documentation de la ville de Larbâa Nath Irathen.

La pénétration française semble la plus féconde des colonisations, car sa présence marquera après et pour longtemps le jardin littéraire kabyle, en absence d’une langue écrite pour ces indigènes.

Pour des considérations historiques la Kabylie s’est retrouvée entre les mains de la nouvelle école, des pères blancs, sur les hauteurs du Djurdjura et de l’Akfadou. Un mythe ancien de la vision religieuse de l’Afrique du Nord que les Berbères étaient des chrétiens qui ont embrassé le christianisme à l’époque romaine. L’exploitation de ce mythe par monseigneur Lavigerie à fait de la Kabylie une région forte en activité missionnaire (5). 

Des écoles des Pères Blancs qui avaient beaucoup de renom en Kabylie, la première été celle de Taourirt Azouz fondée en 1873, suivie par celle d’Ighil Ali en 1877, où des enfants européens et peu de Kabyles des régions voisines se mêlaient, école qui a formé Jean Amrouche, l’école de Taddert Ou Fella à Larbâa Nath Irathen, où la petite Fadhma Ath Mansour a suivi ces études, l’école des garçons de Tizi Hibel s’ouvrira seulement en 1894, qui sera celle de Mouloud Feraoun.

En 1889 il y avait 37 écoles en Kabylie (6), l’école normale de Bouzaréa compte dans ses rangs en 1930,  150 instituteurs d’origine kabyle, en 1936, soixante-dix pour cent des instituteurs de l’école arrivent de Kabylie.

Mais avant d’entamer la littérature kabyle d’expression française, il est primordial d’évoquer la littérature kabyle d’expression kabyle, malgré l’absence d’une langue écrite, une histoire littéraire a toujours existé et elle a donné naissance à une grande littérature écrite en français et en kabyle à partir de la deuxième moitié de vingtième siècle. La littérature kabyle était une littérature orale ; la poésie, le conte et le proverbe, même si la poésie domine le champ littéraire, des strophes véhiculées par des poètes, «Imeddahens » des troubadours qui transmettent leurs vers de marché  à un autre.

Quinze siècles séparent Saint Augustin de Si Mohand Ou Mhand, le premier poète de l’histoire contemporaine de la Kabylie, le poète qui a défriché le terrain pour la littérature kabyle de toute expression, « Si Mohand », il est né en 1845, mort en 1906, il était un poète errant, vagabond qui a mené une vie du bohémien.

Smail Azzikkou, Lbachir Amllah, Cheikh Mohand Ou Lhocine, Hadj Mohand-Ou- Achour, Mohand Moussa Aougnoun et Mohamed Larbi Ikaabichen sont des poètes qui ont eu recours à la littérature orale.

C’est à partir de la première moitié de XXème siècle que la littérature kabyle d’expression française commence à voir le jour, les premiers élèves formés par les pères blancs commencent à s’initier à l’écriture, des autochtones prennent les choses en main, la première génération commence à transcrire la poésie, des contes de terroir, ils ont trouvé un nouveau mode d’expression qui est le français, utilisé pour la sauvegarde du leur patrimoine. La langue française par qui la Kabylie a vu son patrimoine ancien archivé et classé, un «butin de guerre» disait Kateb Yacine, par quoi la Kabylie a pu avoir enfin une littérature propre et surtout au-delà de la littérature un nom.

Les premiers écrits des Kabyles en langue française, commencent avec Aziz ben mohammed,  Ameziane, qui a écrit Insurrection de 1871, Mémoire d'un accusé, paru à constatine en 1873, préface de Léon Séror, auteur présumé de mémoire, Ben Mohamed Cid Kaoui nait à Bgayth en 1859, a rédigé un dictionnaire Français-Tamaheq en 1894 et un autre dictionnaire de Tachelhit-Tamazight publié en 1907 par l’édition Leroux. En 1902, c'est Mohamed Abdoun, qui publia  L'aurore et la médaille d'argent, conte édité par l'édition Paulette, à constantine, avant propos écrit par Paul Leblanc de Prébois. En 1904 c’est l’instituteur kabyle Si Amar Ou Saïd Boulifa qui publia à son tour,  Le recueil de poésies kabyles, premier dans son genre pour un Kabyle. En 1919 Faci Saïd publie des articles sur Le statut de l’indigène en Algérie, Le droit syndical et le statut des fonctionnaires et L’Algérie sous l’égide de la France, contre la féodalité algérienne, ce dernier travail été un essai de 292 pages, publié en 1936.

 

Mohamed Saïd, un militant nationaliste né en 1894 à Taourirt N’ath Oughalis, fonda en 1923 avec Slimane Kiouane, Le comité de défense des indigènes algériens, à partir de 1924 il a commencé à publier des articles sur la cause nationale comme : Le libertaire, La voix libertaire et La mentalité Kabyle en 1951, où il défend les valeurs de la société kabyle (7).

Le premier roman kabyle d’expression française remonte à 1934, roman de Saïd Gennoun sous le titre La voix des monts édité à Rabat par l’édition Omnia. L’auteur a publié auparavant : La montagne berbère : les Aït Oumalou et le pays Zaïan (8). Deux ouvrages qu’on peut trouver à la bibliothèque de la Source à Rabat.

Tazrout Mohand, né en 1893 à Tazrout près de Azazga, homme voyageur qui a fait le tour du monde, il a écrit ; Quelques conditions méconnues d’un rapprochement franco-allemand, essai écrit en 1930, suivi par un autre essai : L’Etat de demain : théorie et réalisation d’une démocratie parlementaire en France et son escale en Chine a donné : Au congrès des civilisés.

Rahmani Slimane a écrit en 1933, Quelque notes ethnographiques et sociologiques sur les Ben M’hamed de cap Aokas et les Beni Amrous, la même année il a publié un autre carnet de notes sur : Les coutumes kabyles de cap Aokas, la grossesse, la naissance et la vie des enfants jusqu'à la circoncision.

Imache Amar a écrit en 1937, L’Algérie au carrefour, la marche vers l’inconnu, Zenati Rabah a écrit le  deuxième roman kabyle d’expression française, avec son fils Akli, Boul el Nouar, le jeune algérien roman publié en 1945, avant ce roman, il a écrit beaucoup d’essais : Le problème algérien vu par un indigène et Comment périra l’Algérie française en 1938.  Suivi par Jean el Mouhouv Amrouche en 1939, qui produira Les Chants berbères de Kabylie, un recueil de poèmes anciens.

 

Les premiers écrits en langue française des autochtones sont imprégnés d’une couleur locale, ils étaient l’œuvre des défenseurs de la société kabyle, la première élite kabyle  formée à l'école française s’intéresse à la politique, chez eux l'éveil identitaire est avant tout culturel et emprunte d'abord la voie de la production littéraire de leur culture, chose qu’ils transposent dans leurs écrits en langue française, à travers différents moyens la Kabylie a été centrale dans la majorité des romans kabyles.

 

Un enracinement local pour revendiquer une certaine différence par rapport aux autres, affirmer l’existence du peuple kabyle, marginalisé sur sa propre terre et lutter pour sa reconnaissance identitaire et culturelle. 

 

 

 

 

Références bibliographiques :

 

(1)   : GAID Mouloud (2000). Les Berbères dans l’histoire, Alger, édition Mimouni.

(2)   MEROLLA, Danielle, (1995), Peut-on parler d’un espace littéraire kabyle ? , Etudes documents berbères, N°13, (1995), p12, 5-25

(3)   : ABROUS Dahbia, « La littérature kabyle », www.Inalco.fr, texte extrait de l’encyclopédie berbère, XXVI, 2004.

(4)   AZIKKIOU Smail, « Texte et traduction », revue Africaine, (1889-1890).

(5)   LAVIGERIE, Missionnaires d’Afrique. Recueil de textes et du discours, Editions SOS, Paris, 1980.

(6)   « Mission d’Algérie », rapport annuel, n° 21, (1925-1926), p 357.

(7)    : CHAKER Salem, www.Tamazgha.fr

(8)   : GENNOUN Saïd, La Montagne berbère, Paris, édition le Comité d’Afrique Française, 1929, 327 p.

 

 

 

Par Bouyahmed - Publié dans : Le roman kabyle d'expression française - Communauté : la littérature kabyle
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Jeudi 16 septembre 2010 4 16 /09 /Sep /2010 23:36

Bouyahmed. a

Le développement et l'épanouissement de la Kabylie passe par l’invention et la recherche scientifique  dans tous les domaines littéraires et technologiques pour ne citer que ces domaines, si la langue anglaise domine le jardin communicatif planétaire cela est dû, en premier lieu, à la place accordée à la recherche scientifique depuis la révolution industrielle et, si le français continue aussi dans la dégringolade c’est pour une simple raison son économie depuis les trois glorieuses est sombré dans le déclin.

Ce que je veux dire, qu’il est temps pour la Kabylie de prendre son destin en main loin de la démagogie des discours de certain politicards, je ne suis pas en train de vous dire laisser le politique, mais réduire au moins la part de politique dans notre vie quotidienne et s’occuper des domaines autres que la politique. Donc ma vision d’observateur démarre de ce constat, en conséquence, voilà un domaine vierge pour l’explorer, la littérature kabyle d’expression française, un champ qui démure exploité par les étrangers, tous les critiques littéraires sur les œuvres majeurs les écrivains kabyles sont faites par des français qui n'ont rien avoir avec la Kabylie, sauf cette sympathie au peuple kabyle. Je ne exclue pas dans cette démarche quelques tentatives journalistiques de certains journalistes surtout francophone à décortiquer l’œuvre de Feraoun, Mammeri, Jean Amrouche, mais c’est peu et folklorique, la majorité des kabyles ignorent, sauf certains lecteurs avertis, M.Ouary, Rabah Zenati, Tahar Oussdik, Saïd Gennoun, Arabidou Mohamed, Azzegagh Ahmed Aouchal Leila, Fares Nabil, Achour mouloud, Harbi Slimane,  Ouahioune Chabane, Augustin Ibazizen, Le pont de bereq’mouch, ou le bond de mille ans, Benzine Abdelhamid, Ziani Rabia, Djoura Le voile de silence, Abdiche Boussad, Bitam Boukhalfa, Kettane Nacer, Imache Tassadit…Il y a aussi d’autres.

Donc, il est vital et rapide de se remettre à lire nos écrivains loin de l’ethnocentrisme, vous lisez tous Hugo, Chateaubriand, Malraux, Gide, Camus, Breton, Joice,  Césaire, Senghor, Maalouf, Mahfoud, El Assouani…

Où est la place de nos écrivains qui sont doublement écartés, par le système éducatif et le lectorat?

Si j’ai dressé ce constat amère pour juste revaloriser et rendre un vibrant hommage à nos écrivains mort dans l’oubli ou vivent en marge.

Pour revenir au domaine littéraire pourquoi une littérature kabyle d’expression française aujourd’hui ?

Parler de la littérature kabyle d’expression française pour marquer un certain particularisme vis-à-vis du roman maghrébin car il y a une certaine spécificité kabyle ; d’abord, dans le roman kabyle d’expression française affleure la langue maternelle, un roman qui se réfère à la littérature orale et à la culture kabyle qui cherche un moyen d’expression dans une autre langue, dans le cas suivant c’est le français et pas dans une autre langue pour des raisons historiques. Ensuite, il y a l’enracinement local, un ancrage dans la Kabylie et, des thématiques spécifiques selon MEROLLA, Danielle (1995).

Nabil Fares, Salem Chaker et Jacqueline Arnaud ont raison de parler de la littérature kabyle au-delà des œuvres écrit en langue kabyle, « c'est-à-dire au-delà de l’ensemble constitué sur la base d’un critère (mono) linguistique ». Ce n’est pas un travail idéologique mais un travail purement littéraire, car s’il existait des écrivains kabyles avec d’autres expressions, il est aussi naturel d’écrire sur eux sans hésitation.

 

 

 

Par Bouyahmed - Publié dans : Le roman kabyle d'expression française - Communauté : la littérature kabyle
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Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /Juin /2010 21:52

 

Bouyahmed. a

 

 

 

1945

 

Zenati, Rabah, et Akli, Bou-el-nouar, le jeune algérien, Alger,

La maison des livres, 227p.

 

 

 

 

1947

 

Amrouche, Marguerite Taos, Jacinthe noire, Paris, Charlot,

372 p.  

 

 

 

 

195O

 

Feraoun, Mouloud, Le Fils du pauvre, Paris, Le Puy, 206 p.

 

 

 

 

 

1952

 

Mammeri, Mouloud, La colline oubliée, Paris, Plon, 255 p.

 

 

 

 

1953

 

Feraoun, Mouloud, La Terre et le sang, Paris, le Seuil, 254 p.

 

 

1954 

 

 

Feraoun, Mouloud, Jours de Kabylie, Alger, Baconnier, 141 p.

 

 

 

 

 

1955

 

Mammeri, Mouloud, Le Sommeil du juste, Paris, Plon, 255 p.

 

 

 

 

 

1956

 

Ouary, Malek, Le grain dans la meule, 1956, Paris, Buchet-Chastel-Corra, 203p.     

 

 

 

1957

 

 Feraoun, Mouloud, Les chemins qui montent, Paris, le seuil,

222 p.

 



 

 

 

1960

 

Amrouche, Marguerite Taos, Rue des Tambourins, Paris, Table ronde, 335 p.

 

 

1962

 

 

Arabidou, Mohamed, La pièce d’argent, Bruxelles, pierre de Méyére, 267p.

 

 

 

 

 

1963

 

Bessaoud, Mohamed-Arab, Heureux les martyrs qui n'ont rien vu, Le Berbère, 157 p.

 

 

 

 

1965

 

Mammeri, Mouloud, L'Opium et le bâton, Paris : Plon, 290 p.  

 

 

 

1966

 

Azzegagh, Ahmed, L’héritage, Rodez, Subervie, 83p.

 

 

 

 

 

 

1968

 

Akkache, Ahmed, Tacfarinas, Alger, SNED, 87 p.

Amrouche, Fadhma Ath Mansour, Histoire de ma vie, Paris, Maspero, 220p.

 

 

 

1970

 

Aouchal, Leila, Une autre vie, Alger, SNED, 155p.

 

Fares Nabil, Yahia, pas de chance, Paris le Seuil, 160p.

 

 

 

 

 

 

1971

 

Fares Nabil, Le passager de l’occident, Paris, le Seuil, 158p.

 

Achour, mouloud, Le survivant et autres nouvelles, Alger, SNED, 308p.

 

 

 

 

 

 1972

 

Feraoun, Mouloud, L'Anniversaire, Paris, le Seuil, 143 p.

 

Fares Nabil, Le champ des oliviers, Paris, le Seuil, 232p.

 

 

 

 

 

1973

 

 

 Achour, Mouloud, Héliotropes, Alger, SNED, 197p.

 

 

Akkache, Ahmed, L'evasion, Alger, SNED.
 

 

 

 

 

 

 

 

1974

 

 

Fares Nabil, Mémoire de l’absent, Paris, le Seuil, 235p.

 

Harbi, slimane, Le rêveur aux yeux ouverts, Paris, la pensée universelle, 93p.

 

 

 

 

 

1975

 

Amrouche, Marguerite Taos, L'Amant imaginaire, Paris, Morel,

513 p.   

 

Achour, Mouloud, Les Dernières vendanges, Alger, SNED, 225 p.

 

Belantour, Saïd, Les chevaux de Diar el mahçoul, Alger, SNED, 222p.

 

 

 

 

1976

 

 

Fares Nabil, L’exil et le désarroi, Paris, Maspero, 117p.

 

 

 

 

 

1977

 

Bessaoud, Mohamed-Arab, L’identité provisoire, paris, Colombers, 197 p.

 

 

 

 

 

 

 

 1979

 

Ouahioune, Chabane, Maison au bout des champs, Alger, SNED, 175 p.

Augustin Ibazizen, Le pont de bereq’mouch, ou le bond de mille ans, Paris, La table ronde, 1979.

 

Amar Metref, La gardienne de feu sacré, Alger, ENAL.

 

 

 

 

 

1980

 

Ouahioune, Chabane, Les conquérants au Parc Rouge, Alger, SNED, 234 p.

Fares Nabil, La mort de Salah Baye, ou la mort obscur d’un magrébin, Paris l’Harmattan, 163p.

 

Bennour, Mouhoub, Les enfants des jours sombres, Alger, SNED, 239p.

 

Benzine, Abdelhamid, La montagne et la plaine, Alger, à compte d’auteur, 1980.

 

Bernier, Aisha, Décharge publique, les emmurés de l’assistance, Paris, Maspero.

 

 

 

 

 

 

 

1981

 

Ouary, Malek, Montagne aux chacals, Paris, Garnier frères,

217 p.  

 

Djaout, Tahar, L'exproprié, Alger, SNED, 151 p. 

Belantour, Saïd, Fruits de cactus, Alger, SNED, 224p.

 

Oussedik, Tahar, Les poulains de la liberté, Alger, SNED, 101p.

 

Ziani, Rabia, Le déshérité, Alger, SNED, 103p.

 

Saadi, Ibrahim, Les proscrits, Alger, SNED.

 

 

 

 

 

1982

                                                                                                         

 

Oussedik, Tahar, Oumeri, Alger Laphomic, 174 p.

 

Mammeri, Mouloud, La traversée, Paris, Plon, 195 p.     

 

Belamri, Rabah, Le soleil sous le tamis, Paris, Publisud, 311 p.

Lounes, Abderahmane, Chronique d’un couple ou la « birmandresienne », Alger, SNED, 245p.

 

 

 

 

 

 

 

 

1983

 

 

Achour, Mouloud, Jours de tourments, Alger : ENAL, 137 p.

 

 

 

 

 1984

 

Ouahioune, Chabane, Parmi les collines invaincues, Alger, ENAL, 251 p.

 

Ziani, Rabia, Ma montagne, Alger, ENAL, 213p.

 

Bitam, Boukhalfa, Rue de la liberté, Alger, ENAL, 173p.

 

Ouahioune, Chabane, Tiferzizouith ou le Parfum de la mélisse, Alger, ENAL, 209 p.

Djaout, Tahar, Les Chercheurs d'os, Paris, le Seuil, 157 p.
   

Augustin Ibazizen, Le testament d’un berbère, l’itiniraire spirituel et politique, Paris Albatros.

 

Taggmount Azzedine, Arezki Oulbachir, ou l’itiniraire d’un juste, Alger ENAL, 182p.

 

Touati Fattouma, Le printemps désespérée : vies algériennes, Paris l’Harmattan.

 

Djaout, Tahar, Les rets de l’oiseleur, Alger, ENAL, 179p.

 

Haddadi, Mohamed, Le combat des veuves, Alger, Laphomic, 224p.

 

Lounes, Abderahmane, Le draguerrillero sur la place d’Alger, Laphomic, 199p.

 

Ouahioune, Chabane, Ce mal de siècle, Alger, ENAL, 168p.

 

Abdiche, Boussad, Reflets, Alger, ENAL, 125p.

 

 

1985

 

 

 

Kettane, Nacer, Le sourire de Brahim, paris, Denoël.

 

Kahar, Rachid, La part du feu, Alger, ENAL, 215p.

 

Kahar, Rachid, Les remparts de la liberté, Alger, ENAL, 215p.

 

Serradj Ali, Le prix du présent, Alger, ENAL, 166p.

 

Zentar, Amar, Le but, Alger, Laphomic, 124p.

 

Ziani, Rabia, Nouvelles de mon jardin, Alger, ENAL, 320p.

 

Isaac, Amar, Boire à la source de science, Paris, la pensée universelle, 187p.

 

 

 

 

 

1986

 

Berfas, Zehira Houfani, Le Portrait du disparu, Alger, ENAL, 1986, 74 p.

 

Berfas, Zehira Houfani, Les pirates de désert, Alger, ENAL, 138p.

 

Ziani, Rabia, L’impossible bonheur, Alger, ENAL, 289p.

 

Yassad, Abdelaziz, Nuit de noces, Alger, ENAL, 213p.

 

Ziani, Rabia, La main mutilée, Alger, ENAL, 253p.

 

Ouahioune, Chabane, Itiniraire brûlants, Alger, ENAL, 89p.

 

Belghoul, Farida, Georgette! Paris, Barrault, 165p.

 

Oussedik, Tahar, Apologues, Alger, ENAL, 167p.

 

Belamri, Rabah, L’oiseau du grenadier, contes d’Algérie, Paris Flammarion 191p.

 

Bitam, Boukhalfa, Les justes, Alger, ENAL, 216p.

 

 

 

 

 

 

 

 

1987

 

 

Belamri, Rabah, Regard blessé, Paris, Gallimard, 175 p.

Djaout, Tahar, L'invention du désert, Paris : Éd. du Seuil, 200 p.

Saïd, Smail, Le crépuscule des anges, Alger, Ed ENAP-ENAL, 431p.

 

 

 

 

 

 

 1988

 

 

 

Abdiche, Boussad, Mots pour maux, Alger, ENAL, 176p.

 

Haddadi, Mohamed, La malédiction, Paris, l’Harmattan, 112p.

 

 

 

 

 

  1989

 

 

Berfas, Zehira Houfani, L’Incomprise, Alger, ENAL, 148 p.

Belamri, Rabah,
L'Asile de pierre, Paris, Gallimard, 151 p.

Imache, Tassadit, Une fille sans histoire, Paris, Calmann-Lévy, 159p.

 

Chouaki Aziz, Baya, Alger édition Laphomic, 152p.

 

Saïd, Smail, Les barons de la pénurie, Alger, ENAP, 1989, 250p.

 

Arabidou, Mohamed, La médaille et son revers, Alger, ENAP, 160p.

 

Djaab, Abdelaziz, La mémoire des oiseaux, Alger, ENAL, 160p.

 

Lebkiri, Moussa, Une étoile dans l’œil de mon frère, Paris, l’Harmattan, 140p.

 

 

 

 

 1990

 

 

Djoura, Le voile de silence, Paris Michel Lafon.

 

Harbi, slimane, La malédiction de la mule noire, Alger, ENAP/OPU, 233p.

 

Saadi, Ibrahim, La carie, Alger, ENAL, 1990.

 

Kessas, Ferrudja, Beur’s story, Paris, Harmatton, 235p.

 

 Issad Ramdane, Le vertige des abbesses, Paris, Denoël, 221p.

 

Saïd, Smail, L’empire des démons, Alger, ENAP, 1990.

 

Merkeb, Larbi, La curée des égarées, Auto édition.

                                                                                 

      

                                                                                                                  

                                                                                                         

                                                                                       

                                                                                                                             

                    

 

 

Par Bouyahmed - Publié dans : Le roman kabyle d'expression française - Communauté : la littérature kabyle
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